L'aiguille creuse D'Etretat

Comme un grand  hémicycle,  Étretat est bloquée entre,  la renversante verticalité des falaises de la Côte d'Albâtre et de chaque côté de la ville deux surprenantes arches naturelles. Laisserez-vous tenter par une balade en mer ou préfèrerez-vous découvrir les falaises par les sentiers qui surplombent la Manche ? Au sommet de ces majestés de calcaire, vous ne pourrez que vous émerveiller devant la splendeur d'un paysage unique au monde.

 

À droite de la ville (quand on regarde face à la mer), c’est la falaise d’Amont avec la plus petite des 3 arches. J'y accède par un escalier abrupt qui démarre du remblai. Le sommet est aussi accessible  en voiture . En haut, se dresse la chapelle Notre-Dame de la Garde, protectrice des pêcheurs.

À gauche de la ville , je monte ensuite au-dessus de l’Arche et l’Aiguille. et je continue sur le chemin pour apercevoir la troisième et dernière porte, la Manneporte. Deux promenades qui nous permettent de profiter du soleil et de la  vue panoramique sur la ville. Je termine ma visite dans la ville d'Étretat en marchant dans les rues au milieu des belles  maisons normandes…

 

Office du tourisme de Etretat    http://etretat.net

 

chapelle Notre-Dame de la garde

 

Une personne trouva un petit papier dans les alentours de la falaise d’Amont, qui aurait été rédigé par la Vierge Marie. Sur ce petit papier, la Vierge indiquait aux Etretatais de lui bâtir une chapelle au sommet de la falaise d’Amont. Celle-ci invoquerait Notre-Dame de la Garde, protectrice des marins. Malgré des suspicions concernant le Père Michel et une éventuelle blague au village à l’aide de ce papier, l’édifice fut tout de même construit en 1856 par les marins-pêcheurs en l’honneur de sa mission prêchée.

Durant la Seconde Guerre Mondiale, la petite chapelle d’Etretat est détruite par l’armée allemande en août 1942. Le curé de la paroisse l’abbé Fléchelle insiste pour la reconstruction de l’édifice à la fin de la guerre. Ainsi, la chapelle Notre-Dame de la Garde sera reconstruite différemment en 1950 et sous l’architecture qu’on peut observer aujourd’hui. Le président René Coty était présent à la bénédiction solennelle de l’édifice le 22 août 1950.

 

Etretat et Arséne Lupin

 

Noyé dans la célébrité des falaises, le Clos Arsène Lupin passe inaperçu à Étretat. Or, c'est dans cette charmante maison que l'écrivain Maurice Leblanc a imaginé les histoires du gentleman-cambrioleur. On connaissait Etretat pour ses magnifiques falaises,  ses galets et son ravissant village. Mais Arsène Lupin...!   Du  premier roman de Maurice Leblanc (1864-1941) écrivain rouennais  qui y vécut pendant 20 ans (d'avril à octobre). Peut-être est-ce cette maison d' Etretat, dans son écrin de verdure, qui  a donna l'inspiration des plus fantasques à un écrivain de talent. Il y a de cela plus d'un siècle.

En pénétrant dans le cabinet de travail, le bruit des vagues inonde les oreilles. La voix voluptueuse de l'acteur Georges Descrières, interprétant Maurice Leblanc, décrit le bureau sur lequel ce dernier écrivait ses aventures extravagantes, dont la célèbre aiguille creuse. Dictionnaires, photos d'époque, feuilles de papier griffonnées, tout y est. Vous pourrez voir la célèbre maison au 15 rue Guy de Maupassant à Etretat (le clos Lupin)

 

L'aiguille creuse

 

Grâce au célèbre roman de Maurice Leblanc, ce lieu a pris une dimension épique et romanesque...  Le Mystère de l'aiguille Creuse renferme un secret que les rois de France se transmettent depuis Jules César…et dont Arsène Lupin s'est rendu maître. La fameuse aiguille contiendrait le plus fabuleux trésor jamais imaginé, il rassemble les dots des reines, perles, rubis, saphirs et diamants…la fortune des rois de France.

Il ne fait aucun doute qu'Arsène Lupin a participé à la renommée d'Etretat et de cet étrange pic planté à son abord ouest que l'on ne peut approcher à pied sec que quelques jours par an, lieu unique en Normandie, baigner de lumières et d'illuminations qui donnent des reflets exceptionnels à cette merveille de la nature, attirant plusieurs millions de touristes chaque année.

 

Les huîtres de Marie-Antoinette

 

La construction de ce parc a été entreprise en 1777 par une compagnie d'actionnaires dont le Marquis de Belvert . Ce parc aurait été creusé pour satisfaire la Reine Marie-Antoinette qui appréciait ces huîtres entre toutes. Les huîtres ne naissaient pas à Étretat, mais on les y apportait de la baie de Cancale.  Deux sloops, "La Syrène" et la "Cauchoise" les transportaient jusqu'à Etretat. Les huîtres  séjournaient dans ces bassins plusieurs mois et après qu'elles aient acquis une saveur plus délicate par alternance de l'eau fraîche de la rivière souterraine et de l'eau salée de la mer, on les expédiait à Paris, à dos d'âne ou de cheval. Marie-Antoinette pouvait alors manger ces huîtres matinales

 

 

Veules-les-roses (côte d'Albâtre)

Le front de mer de Veules les Roses, ses eaux d’un bleu changeant, sa grande plage de sable fin à marée basse, nous feraient presque oublier, que Veules se caractérise par son fleuve, le plus petit de France ! Ecoutez ruisseler l'eau dans les roues des moulins, sur les chemins qui bordent la Veules, et découvrez les abords de la ville qui sont dédiés à la culture du cresson.

Vous ressentez déjà l’ambiance paisible qui règne dans ce village.

Tout en flânant sur le chemin, vous arrivez aux sources de la Veules, lieu de culture du cresson depuis le 14ème siècle. C’est ici que coule l’eau claire et limpide qui alimente la cressonnière verdoyante de Monsieur Mahieu. Continuez et attardez-vous près du gué de l’abreuvoir pour observer les truites « fario ». Un petit pont, une belle chaumière…

Prenez le temps de vous attarder en haut du point de vue, d’où vous pourrez admirer les falaises abruptes de la Côte d’albâtre. Rapidement vous êtes au cœur des charmantes ruelles, bordées de villas balnéaires et de chaumières fleuries. Puis  découvrez les multiples richesses du patrimoine bâti avec la chapelle du couvent des Pénitents, ou encore le vieux château et son pigeonnier.

 

Niché depuis le IVe siècle au creux d’une valleuse débouchant sur la mer, Veules-les-Roses est l’un des plus anciens villages du Pays de Caux. Lieu de villégiature très prisé au XIXème siècle, notamment par des artistes comme Victor Hugo, son bord de mer et ses ruelles continuent d’attirer les amoureux des belles choses.

Veules-les-Roses, entre Dieppe et Fécamp, est une ville qui a tout pour plaire : en bord de mer, elle offre des vues magnifiques sur la Côte d’albâtre et ses flancs de falaises immaculés, également  à la campagne, et  entourée de champs, loin de la vie urbaine et de son stress.

Je ne m’attendais pas à un endroit aussi pittoresque et charmant. Cette ville est surtout réputée pour être traversée par le plus petit fleuve de France ! D’une longueur de 1,197 km, la Veules peut être suivie de la source et ses cressonnières jusqu’à son embouchure.

Se promener sur le circuit du plus petit fleuve de France, c’est  vivre une belle expérience. Le parcours, vous emmène à la découverte de l’un des villages préféré des Français,  idéal pour une balade en amoureux.

 

Office tourisme de Veules-Les-Roses   (http://www.veules-les-roses.fr)

 

Le charme de l’authenticité

 

Datant du IVe siècle comme l’atteste la présence d’un cimetière Franc de la période Mérovingienne, Veules dont le nom serait dérivé de l’ancien anglais « well », signifiant point d’eau. Le village a construit son activité autour de la Veules.

Devenu fief des seigneurs de Blosseville au XVIe siècle, le bourg continua à tirer sa richesse de la pêche et des revenus de la rivière. Le XVIIIe siècle apporte de nouvelles opportunités aux Veulais qui devinrent tisserands de toiles de coton pour Rouen et convertirent leurs moulins à la fabrication d’huile de colza. Le long de la rivière, chaumières, maisons de pêcheurs, fermes, moulins, pucheux, lavoirs, et cressonnières témoignent de l’ancienne activité des habitants du bourg.

 

Première station balnéaire du XXe

 

Découvert en 1826 par une actrice de la Comédie Française, Anaïs Aubert, Veules devint rapidement, une villégiature très prisée. Des hommes de lettres et les artistes s’y pressèrent : Mélingue, Meurice, Victor Hugo, les frères Goncourt, les peintres russes Répine, Polenov et Bogoliubov… qui attirèrent vers le village une riche société parisienne. Du temps de Maupassant, le village a conservé ses chaumes, ses petits chemins, ses ruelles qui ont séduit tant d’artistes de cette époque, il a hérité de riches villas, de grands jardins… et son nom actuel de Veules-les-Roses.

 

Eglise Saint Martin de Veules-les-Roses

 

De l'ancienne église construite au cours des XIIe et XIIIe siècles ne subsiste que la tour clocher élevée dans la première moitié du XIIIe siècle. La chapelle de la Vierge, fondée en 1272, a disparu lors de la reconstruction du XVIe siècle. Le chœur a été rebâti au début du XVIe siècle (autel Notre-Dame béni en 1507). Le reste de l'église a été reconstruit au cours du XVIe siècle.

Après la Révolution Française, la paroisse Saint-Martin est la seule qui subsiste des deux paroisses de Veules-les-Roses. L’église Saint Martin, située au centre du village, classé monument historique depuis le 27 décembre 1996, est visitée par les nombreux touristes attirés par la renommée du village.